LAbbé Lhermina
L’Abbé Lhermina, sa nièce Mlle Marie-Rose Cayeux, et sa domestique Mme Céleste Paris, furent sauvagement assassinés à l’ancien presbytère la nuit du 16 octobre 1836. L’Abbé Lhermina, un brave homme âgé de 82 ans, très aimé dans la commune de Saint-Martin-le-Gaillard, fut la malheureuse victime de ce massacre. A l’époque, l’anticléricalisme était de mise, et trois personnes: M. L’Abbé Lhermina, sa nièce et sa domestique en ont payés les lourdes conséquences. Après leur odieux crime, puisque les trois victimes ont eu le crâne fracassé, les voleurs ont dérobé quelques objets de valeur, mais ils n’ont pas trouvé l’argent de la fabrique. Un homme est alors soupçonné, M. Toussaint Fournier, il sera emprisonné avec sa femme à la prison de Rouen. Entre temps, un crime identique aura lieu à Wanchy-Capval et alors la famille Fournier sera arrêtée dont le père, M. Nicolas Fournier, le fils, François Fournier et le beau-frère, M. Gaudry Napoléon. Après un très long procès où 162 témoins se succéderont à la barre, les quatre coupables seront exécutés le 13 juin. Jusqu’au bout les présumés coupables ont clamé leur innocence. La suite de cette histoire est pourtant bien troublante, puisque quatre arbres ont été plantés à l’endroit exact de l’exécution, et pourtant seul trois arbres ont poussé, on peut donc se poser la question de savoir s’il n’y avait pas un arbre qui représentait un innocent, puisque M. Toussaint Fournier était alors en prison lors des seconds meurtres. Le mystère reste (d'après le récit de Sylvain Atrous)